Le Vigeant: 3ème Manche

Vendredi 08 : Arrivés la veille, nous avons choisi cette fois de réserver et de nous installer dans un box pour la totalité du week-end. Pour un coup raisonnable de 45€/jrs, soit 90€ le week-end à diviser par quatre (le dimanche étant inclus dans l’inscription ), le confort apporté est immense : point d’eau, lumière, surface, accès, etc…, tous concoure à nous rendre plus sereins.
Pour cette journée de vendredi, deux séances d’essais libres par pilotes sont programmées. La crève qui me menaçait depuis le début de semaine finit par se déclarer. Courbatures, fièvre et tous le reste rendent ces essais difficiles. J’arrive péniblement à accrocher un 2’03’’, pas terrible. A la séance du matin, suite à un défaut d’appréciation et d’anticipation, j’ai failli emmener par terre un pilote de la #11 en venant m’empaler sur son échappement au freinage du « trop tard ». C’était vraiment juste, et heureusement qu’il a bien réagit en redressant sa machine et en relâchant les freins. Pas de bobos pour lui heureusement, et un tête de fourche perforé pour moi.
Pour cette journée de vendredi, deux séances d’essais libres par pilotes sont programmées. La crève qui me menaçait depuis le début de semaine finit par se déclarer. Courbatures, fièvre et tous le reste rendent ces essais difficiles. J’arrive péniblement à accrocher un 2’03’’, pas terrible. A la séance du matin, suite à un défaut d’appréciation et d’anticipation, j’ai failli emmener par terre un pilote de la #11 en venant m’empaler sur son échappement au freinage du « trop tard ». C’était vraiment juste, et heureusement qu’il a bien réagit en redressant sa machine et en relâchant les freins. Pas de bobos pour lui heureusement, et un tête de fourche perforé pour moi.

Samedi 09 : Splendide journée. Météo parfaite. Ma crève s’est définitivement installée. Sam claque un beau 1’56’’28 dans les séances qualif, quant à moi, je peine toujours autant. Deux secondes tombent pourtant et j’arrive à faire un 2’01’’21, mais je plombe les chronos de Sam. Au cumul, on décroche la 8ème place sur la grille. Je sais que je peux mieux faire, mais j’ai de gros problèmes de vitesse de passage en courbes : en entrée je flippe et me raidis, au milieu je voudrais être plus vite et en sortie je peste d’être lamentablement à l’arrêt. Mes problèmes de dos sont récurrents et mon manque de souplesse très handicapant. Il faut absolument que je prenne ce problème en main pour pouvoir progresser, car la volonté y est mais le squelette bloque.
Côté organisation, on s’améliore nettement. En mâchant la liste des courses pour Cédo avec des repas planifiés et équilibrés par Elodie, on arrive enfin à presque manger correctement durant le week-end. A Bresse, peut-être que Cédo arrivera à un 100%. La location du box un est top. Les inter séances sont bien mis à profit pour la préparation des machines, et nous sommes tous bien plus détendus.

Diamnche10 : Nuit calme et reposante. Réveil 6h15. Pré-grille 8h00 pour un départ programmé à 8h30. Pour une journée annoncée chaude et ensoleillée, la pluie débarque au départ des tours de chauffe. Sam fait le départ. La piste est traite et délicate. Ce petit tapis humide l’a rendu extrêmement glissante. Départ en épis type « Le Mans ». Cette fois tout est ok (pas comme à Lédenon où on avait oublié de mettre sur ‘on’ le coupe contact). Le départ du tour de chauffe est donné. Tous les pilotes sont surexcités et au premier virage c’est le crash. Le pilote de la #11 glisse de l’arrière. Sam n’est pas très loin et pour l’éviter, tire droit dans l’herbe…humide ! Chaud ! A l’extrémité de son champ visuel, il sent une autre machine roulé et décollée sur les obstacles. Defré, parti plus loin, décrira la scène, ayant vu le pilote #11 par terre se faire rouler sur le dos par une première moto, puis sur le bras droit, coude retourné par une seconde. Pas cool, surtout pour un tour de chauffe. Retour en grille. La pluie continue gentiment d’humidifier la piste. Durant l’attente de l’intervention des secours, c’est l’affolement général : « on met les pneus pluie, on ne les met pas ? » Pour un équipage à deux machines, le choix est simple, pluie sur la première, sec sur la seconde avec tout le temps de changer les roues durant les relais. Pour nous, c’est un coup de poker. Je dépose la roue avant, commence à installer le pluie, quand finalement Sam décide de partir en sec. Le nuage n’est en effet pas bien gros, mais la piste est bien réellement humide. Le départ est finalement donné à 9h00. Sam assure bien, se positionne correctement dans le flot et après une dizaine de tours, il pointe en 12ème position parmi les deux premiers en pneus sec. Ceux équipés de pluie creusent un écart certain, mais la pluie s’est arrêtée et la piste commence à sécher sur la trajectoire. Notre stratégie basée sur trois relais (Sam pour une 1h, moi pour un gros relais sur un plein complet, puis de nouveau Sam jusqu’à l’arrivée) devrait nous permettre de remonter au classement. Après 30mn de course, la piste devient bien sèche. Les chronos de Sam tombent régulièrement et on remonte à la 10ème puis 8ème place. Après une heure, Sam me passe le relais. Notre ravitaillement se passe comme sur des roulettes. C’est à mon tour d’entrer en piste. Nous ne sommes pas loin de la 6ème place. Le début de mon relais est difficile. Les courbatures dues à la fièvre sont lancinantes, mais après quelques tours, les médicos font effet et je rentre dans un rythme de plus en plus décontracté. Mes chronos s’en ressentent. Mon Lapcom m’indique rapidement des temps de 2’00’’ alors que les dépassements sont nombreux. Puis j’accroche régulièrement les 1’59’’. Je suis tellement bien sur la moto que lorsqu’Alain me panneaute pour un retour aux stands, j’ai du mal à y croire. D’autant que j’ai cru apercevoir Cédo qui prenait la voie des stands. Je refais un tour, et Alain me représente le panneau. Je suis en bagarre et tellement bien, que je lui indique que je poursuis. C’est nul ! J’aurai du m’arrêter. Dans le même tour, quelques gouttes frappent ma visière. Dans la ligne droite avant le ‘pif-paf’, la pluie est beaucoup plus forte et un commissaire présente le drapeau de changement d’adhérence. Prudent, je rends la main. Plusieurs pilotes se font piégés par cette courte averse et partent à la faute, dont le #4 que je vois dans le bac à la sortie du ‘Esse des Sangliers’. A ce moment je suis en train de tomber en panne d’essence. Je commence à regretter de ne pas m’être arrêté au tour précédent. J’arrive finalement à rejoindre notre stand pour le dernier relais de Sam. Un commissaire indique l’intervention du Pace-Car. Nous sommes 4ème après un bref passage par la 3èmr place. Sam peut partir pour batailler pour la dernière marche du podium. Il part. Au bout de la voie des stands, un commissaire le stoppe. Le Pace-Car n’est toujours pas en piste, mais on interdit aux pilotes de repartir… Sam attend en voyant tourner les autres. 15’’, puis 30’’, 45’’ et enfin 1 minute pleine d’arrêt avant de pouvoir reprendre la course. Quelle erreur de coordination de la direction de course ! Annoncer l’intervention du ‘Pace-Car’ et bloquer les pilotes alors que celui-ci n’a toujours pas quitté la voie des stands ! On perd un temps énorme et on glisse en 5ème position. Le relais doit durer 35 minutes. Sam tourne globalement dans les mêmes chronos que le #134 qui nous précède ; impossible de le reprendre.
On finit 5ème au général sur les 37 partants, et 1er en catégorie NCB. Un bon résultat.
Je repars avec la satisfaction d’un réel progrès, et celle d’un immense plaisir de course.
Un beau circuit, un bel encadrement, bref un beau week-end.
A Bresse pour la prochaine.
A+
Pascal
